L'Univers de Yoland Guérard

Yoland Guérard aura mené de front une carrière de chanteur populaire, d'opéra, d'opérette, d'animateur de télévision et de comédien. En 1947, s’étant inscrit au Conservatoire de musique de Montréal, il participe au concours Les Boursiers de CKAC en tant que chanteur et s’y classe deuxième, ce qui l’amène à se perfectionner en chant classique à Paris.

À son retour au pays, il chante à la radio (CHLP, Radio-Canada) puis se joint aux Variétés lyriques avec qui il tient ses premiers rôles sur scène à titre professionnel dans les opéras Faust (1948), Rigoletto (1949) et Balalaïka (1950). Yoland Guérard participe activement à l’éclosion médiatique de la chanson populaire québécoise. Il devient un des premiers artistes à enregistrer pour la nouvelle étiquette Music Hall : ses interprètations de succès internationaux comme Les amants d’un jour, Quand on n’a que l’amour, Le jour où la pluie viendra, Arrivederci Roma, ou Mélodie perdue sont ses premiers succès populaires, sans oublier les classiques du temps de Noël que sont Minuit Chrétiens et Ô douce nuit. On lui attribue le prix de la Meilleure interprétation au Grand prix du disque CKAC de 1959 pour À la brunante, une chanson de Raymond Lévesque. Il anima également à la télévision de Télé-Métropole les émissions "Découvertes", "Québec sait chanter" et "L'Univers de Yoland Guérard". Il se produit, (entre autres) avec l’Orchestre symphonique de Montréal (Aïda, La Traviata, Rigoletto) et l'Opéra de Marseille (Viva Napoli - 1973)). Il est nommé directeur des programmes du réseau Radio Mutuel en 1976 et s’éloigne de la scène temporairement. Au cours des premières saisons de l’Opéra de Montréal, il s’illustre à nouveau dans La Traviata, Werther, Fideli, Manon. L’enregistrement d’un ultime 45 tours regroupant les duos Merci et Quand l’amour, interprétés avec la chanteuse Michèle Richard, lui fournit l’occasion d’un bref retour sur disque en 1983. Durant les années 1980, on le vit aussi au cinéma, notamment dans "Maria Chapdelaine" de Gilles Carle. Il participe aussi au téléroman de Georges Dor (Les Moineaux et les Pinsons) où il campe le rôle de Donat Beaupré, en 1984-1985. En 1985, il mit un terme définitif à sa carrière artistique pour embrasser celle de diplomate à Paris. Cet homme à la voix de basse s'est éteint le 2 novembre 1987 en France, où il était directeur du Centre culturel du Canada et conseiller culturel de l'ambassade canadienne à Paris.

Sous-pages
Noter cette page

0/10 sur 0 vote

Sélectionnez une note dans le menu déroulant.
Dernière mise à jour de cette page le 05/01/2010