Gilbert Bécaud, de son vrai nom François Gilbert Léopold Silly[1], né le 24 octobre 1927 à Toulon et mort le 18 décembre 2001 à Paris, est un chanteur compositeur, pianiste et acteur français. Il se produisit 33 fois sur la scène de l'Olympia où il y gagna son surnom de « Monsieur 100 000 volts », en raison de son sens du swing, mais aussi à cause des passions qu'il soulevait dans son sillage. Il laisse l'image d'un homme électrique, toujours en mouvement. Sa cravate à pois, ses quelque 400 chansons et sa main sur l'oreille (pour mieux s'entendre) lors de ses concerts, sont d’autres images spécifiques qui ont marqué les esprits.
Bécaud se glissait d'une chanson à l'autre dans les personnages très différents décrits par ses trois auteurs, et maintenait son public en éveil... et enthousiaste, si l'on en juge par les fauteuils souvent cassés par l'agitation du public. Dans les années 1990, Bécaud collabore avec Mick Lanaro pour l'album Une vie comme un roman (BMG 1993), avec son fils Gaya Bécaud en 1996 pour l'album Ensemble puis avec André Manoukian pour l'album Faut faire avec... (EMI 1999). Grand fumeur qui menait une vie effrénée, il meurt à 74 ans des suites d'un cancer du poumon. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 45, transversale 1), voisin de Marie Trintignant, à Paris[2]. Il était le père de six enfants, deux garçons et quatre filles, dont une de son second et dernier mariage. Cette cravate à pois, tissu de la célèbre société des tissus Buche dans les années 1950, était pour lui un fétiche et un porte-bonheur car elle a une histoire : Gilbert avait étudié le piano et, encore jeune, cherchait du travail. Il s'est présenté pour faire un essai dans un piano-bar qui recherchait un pianiste remplaçant (le pianiste habituel était Jacques Datin). Mais le patron lui a dit que c'était impossible, compte tenu de l'image de marque de son établissement, car il ne portait pas de cravate. Comme il était accompagné de sa mère qui portait une robe bleue à pois blancs, celle-ci a immédiatement découpé le bas de son vêtement pour en faire un semblant de cravate que Gilbert a noué autour de son cou avant de retourner voir le patron du bar, qui l'a laissé jouer et l'a immédiatement embauché.
Depuis ce jour, Gilbert Bécaud s'est toujours présenté sur scène avec une vraie cravate à pois, sans jamais changer de modèle, en souvenir de ce premier épisode de sa carrière. Son piano [modifier] Gilbert Bécaud se produisait toujours sur scène avec le même piano qui avait une particularité : il était légèrement incliné. En effet, Gilbert tenait à voir la salle lorsqu'il était assis au piano et, pour cela, il avait demandé à Jacques Dinnat (son régisseur) de faire couper l'un des trois pieds de l'instrument afin de lui donner l'inclinaison nécessaire, ce qui a été réalisé par un menuisier de la région parisienne. Cette inclinaison, à peine visible pour un œil non averti, était suffisante pour obtenir le résultat voulu, sans être gênante pour son jeu ou celui de Gilbert Sigrist, pianiste qui l'accompagnait alors régulièrement.
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